Le Conseil Impérial

Forum des joueurs de l'empire à Warhammer Battle
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partager | 
 

 La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Peter von Nebelheim
Sergent
Sergent


Nombre de messages: 193
Age: 22
Localisation: Villepreux, Nordland
Date d'inscription: 02/01/2007

MessageSujet: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Lun 3 Mai - 5:14

La Bataille de Drünnerwald

L'air était aussi glacial que le baiser d'une lame en ce crépuscule de fin d'automne, plongeant l'ensemble de l'ost impérial dans une humeur maussade et lugubre. Lugubre, c'était bien le mot pour décrire le paysage qui s'offrait à la vue des soldats du Nebelheim. L'orée du village de Drünnerwald, symbolisée par une bâtisse abandonnée qui avait autrefois résonné de l'écho des prières des fidèles, laissait place à de petits mamelons rocheux où poussaient par bosquets épars des pins et des aulnes rachitiques. Les hommes étaient silencieux, sans doute intimidés par ce cadre oppressant et par la tâche qui leur incombait. Ils savaient tous pourquoi ils étaient ici, comme ils savaient le sort qui les attendaient, dussent-ils faillir à repousser l'ennemi ce soir. Ils savaient aussi qu'il faudrait un miracle pour qu'ils l'emportent face aux légions sépulcrales qui, quelque part dans les environs, étaient en train de s'éveiller une fois de plus à la non-vie à la faveur de la tombée du jour. En quatre batailles, jamais l'hidalgo vampire Arnau de Mataplana n'avait connu la défaite, et nombre de ceux qui s'étaient dressé face à lui au cours de ces affrontements désespérés livrés sous le regard des lunes marchaient à présent sous sa bannière, esclaves de sa volonté impérieuse. Certains murmuraient même que le capitaine Johan Krull, héros de la guerre contre le Chaos, avait lui aussi rejoint les rangs des morts. Et pendant que les forces du nécromant se renforçaient à chaque accrochage, celles de la province fondaient inexorablement. Voilà pourquoi Markus Deusmeister, ministre de Sigmar en la cathédrale de Grundwald, avait mené l'armée du comte, ou ce qu'il en restait, jusqu'à ce village isolé à la frontière orientale de la province, dans une ultime tentative de vaincre les hordes du chevalier vampire avant que ces dernières ne réduisent le Nebelheim en un gigantesque charnier.
La forme replète de Morrslieb surgit de derrière les frondaisons des arbres faméliques, et une lumière verdâtre tomba sur le champ de bataille, provoquant un concert de malédictions et de prières inarticulés. Dans un silence seulement brisé par le cliquetis des mailles et la chanson du vent à travers les os nus, l'ost mort-vivant vint prendre place face à son adversaire en une sinistre parodie de la discipline impériale. Un éclair de lumière vint alors déchirer les ténèbres, et la voix puissante de Deusmeister courut d'un bout à l'autre de la ligne de bataille, enjoignant chacun à trouver le courage de se dresser sur le chemin des ennemis de l'Empire, pour la plus grande gloire de Sigmar. Le prêtre termina sa tirade en pointant son épée rutilante vers les rangs immobiles des déjà-morts, et s'élança vers ces derniers avec un cri de colère, ses troupes sur les talons.


L'armée impériale de la province du Nebelheim:

Général:

Markus Deusmeister, Archidiacre de Sigmar avec Épée de Sigismund, Armure de Fer Météorique et Miroir de van Horstmann = 225 points

Personnages:

Evarius Ström, Seigneur Sorcier de niveau 4 avec destrier caparaçonné, Baguette Grise, Anneau de Volans contenant Lumière Purificatrice, et 2 Pierres de Pouvoir = 331 points
Il connaît le 1er, 4ème, 5ème et 6ème sort du Domaine de la Lumière.

Mikaël von Frühdenheim, Capitaine de l'Empire avec pistolet, armure de plates complètes, lance de cavalerie, pégase, Anneau de Feu Maudit et Bouclier Enchanté = 163 points

Richter Krivtin, Prêtre-Guerrier de Sigmar avec armure lourde, bouclier, destrier caparaçonné, Épée de Justice et Icône de Magnus = 155 points

Piert Räder, Sorcier de bataille niveau 2 avec Pierre de Pouvoir et Sceptre de Pouvoir = 150 points

Unités de base:

La Phalange (7ème régiment du Nebelheim), 30 Lanciers avec boucliers et état-major complet.
->Les survivants du 10ème régiment du Nebelheim, détachement de 10 Hallebardiers avec boucliers.
->La Milice de Drünnerwald, détachement de 15 Miliciens (dont Leo Nähmer, le Prêcheur Fou).
= 335 points

Les Guetteurs de Fort Sturm (7ème régiment du Nebelheim), 11 Arquebusiers avec Eric Schlösser (Tireur d'Élite) et Long Fusil du Hochland.
->Les survivants des Moucheurs de Matteo Volgi, détachement de 5 Arbalétriers.
= 153 points

Les «À Moitié» de Karl Braünersohn, 10 Chasseurs =100 points

La Lance de Lorcaen (Ordre des Frères des Brisants), 7 Chevaliers avec état-major complet et Bannière de Guerre = 226 points

La Lance de Völker (Ordre des Frères des Brisants), 5 Chevaliers = 115 points

Unités spéciales:

Les Princes de la Poudre, 6 Pistoliers avec musicien, escorteur et pistolet à Répétition = 132 points
La Compagnie d'Acier, 5 Chevaliers du Loup Blanc du Cercle Intérieur avec état-major complet (dont Ayhrad von Delfkelheim, der Hexenhammer) et Étendard d'Acier = 190 points
Elias, Grand Canon = 100 points
Poing de Mannan, Grand Canon = 100 points

Unités rares:

Vanek, Feu d'Enfer = 110 points
Ultime Argument, Feu d'Enfer = 110 points
Erlösung, Tank à Vapeur = 300 points

TOTAL: 3000 points

L'ost mort-vivant de l'hidalgo Arnau de Mataplana

Général:

Arnau de Mataplana, Seigneur Vampire de niveau 3 avec Épée de Puissance, Couronne des Damnés, Livre d'Arkhan.
Furie Rouge, Haine Infinie, Seigneur des Morts.
Il connaît l'Invocation de Nehek et les sort 2,4 et 5 des arcanes vampiriques = 430 points

Personnages:

Alphonso de Gormaz, Vampire porteur de la Grande Bannière, Bannière de Guerre.
Chevalier de la Mort, Haine Infinie.

Il connaît l'Invocation de Nehek = 200 points

Don Diego de Quinhones, Vampire avec Suaire de Nuit, Talisman de Lycni, et Pique des Feu Follets.
Chevalier de la Mort, Haine Infinie
.
Il connaît l'Invocation de Nehek = 195 points

Sancho, Nécromancien avec Parchemin de Dissipation et Sceptre de de Noirot.
Il connaît l'Éveil Macabre = 105 points

Unités de Base:

Les Soldats Maudits, 22 guerriers squelettes avec lances et état-major complet = 218 points
La Compagnie Macabre, 22 guerriers squelettes avec lances et état-major complet = 218 points
Le Tercio sépulcral, 20 Guerriers squelettes avec état-major complet = 180 points
Les Enfants Perdus, 10 Goules avec nécrophage = 88 points
La Race déchue, 10 Goules avec nécrophage = 88 points
La Garde cadavre, 20 Zombies = 80 points
La Horde morbide, 20 Zombies = 80 points
Les Crocs de Nuit, 5 Loups Funestes = 40 points


Unités spéciales:

L'Ordre Déchu, 8 Chevaliers Noirs avec état-major complet et Étendard de la Légion des Morts = 257 points
Les Cavaliers d'Outre-tombe, 8 Chevaliers Noirs avec état-major complet et Étendard des Feux de l'Enfer = 242 points
Les Héros Tombés, 19 Gardes des Cryptes avec état-major complet et armes lourdes = 277 points
Les Ailes Rouges, 4 Chauves-souris vampires = 80 points

Unités Rares:

Ceux qui n'ont jamais vécus, 4 spectres des Cairns, Dulcinea de Tobado (Banshee) = 225 points

TOTAL: 3003 points

Avant la bataille

L'Empire gagne le jet pour le choix de la zone de déploiement et opte pour le côté le moins accidenté de la table (une colline sur chaque flanc, un bâtiment au centre). Les Comtes Vampires héritent d'une zone plus encombrée (beaucoup de petites collines et deux forêts à l'extrémité du flanc droit et au centre gauche).

Déploiement de l'Empire (de gauche à droite):

Chevaliers du Loup Blanc, Canon en retrait sur la colline Chevaliers avec état-major complet et Prêtre-Guerrier, détachement de Miliciens, Lanciers et Archidiacre, Feu d'Enfer, détachement de Miliciens, détachement d'Arbalétriers, Feu d'Enfer, Arquebusiers avec Sorcier niveau 4, Tank à Vapeur, Chevaliers, Capitaine sur Pégase, Canon avec Sorcier niveau 2 en retrait sur la colline, Pistoliers.
Les Chasseurs se placent devant les Chevaliers du Loup Blanc, derrière une petite colline.




Déploiement des Comtes Vampires (de gauche à droite):

Goules, Spectres des Cairns, Squelettes avec Vampire Monté, Chevaliers Noirs, Zombies, Lanciers Squelettes avec Nécromancien, Zombies, Gardes des Cryptes avec Seigneur Vampire, Lanciers Squelettes avec Grande Bannière, Chevaliers Noirs, Chauves-Souris Vampires en retrait, Loups Funestes



L'Empire gagne le jet et décide de commencer.

LA BATAILLE

Dramatis Personnae:
Rolf, Chasseur (1)
Friedrich, Hallebardier (2)
Völker, Chevalier (3)
Günter, servant de canon (4)
Eric Schlösser, Tireur d'Élite (5)



Tour 1 de l'Empire:

La harangue de Deusmeister tira Rolf de l'engourdissement dans lequel la venue de l'ost cadavérique l'avait plongé. Autour de lui, les autres chasseurs s'arrachèrent également de la contemplation morbide des rangées de cadavres qui leur faisaient face à quelque distance. Karl Braünersohn avait proposé les services de ses hommes à l'armée impériale alors que cette dernière se dirigeait vers Drünnerwald, il y a deux jours de ça, et Deusmeister avait accepté avec joie. Depuis lors, la petite bande d'archers avait passé le plus clair de son temps en reconnaissance dans les étendues mornes qui couvraient la plus grande part de cette région, à la recherche d'indices de la présence des morts-vivants.
La traque avait été infructueuse, jusqu'à cet après midi. Au plus profond des bois qui s'étendaient au Sud-Est du village où la colonne de l'Empire avait monté son bivouac, les chasseurs avaient pénétré dans un vallon escarpé creusé par le cours d'une petite rivière, et littéralement trébuché sur une litière de cadavres. L'armée de l'hidalgo vampirique reposait à même le sol, là où le jour l'avait trouvé. Là où la source s'échappait du sol, l'eau avait creusé une petite grotte, et avant de s'en retourner, les éclaireurs avaient cru voir une haute silhouette les fixer depuis les ombres protectrices de la caverne. L'idée qu'il s'était peut-être retrouvé face à face à Arnau de Mataplana en personne avait hanté Rolf ces dernières heures, malgré tous les efforts déployés pour chasser cette pensée de son esprit.
Sur un geste de leur chef, les « À Moitié », comme ils s'appelaient eux-mêmes escaladèrent la pente rocailleuse de la colline derrière laquelle ils s'étaient déployés, et l'armée adverse leur apparut dans toute sa sinistre majesté. Le spectacle était saisissant, et les cibles ne manquaient pas, mais les chasseurs avaient reçu l'ordre de défendre les pièces d'artillerie contre les bêtes féroces que l'hidalgo avait envoyé à chaque bataille pour les neutraliser. Le son d'une calvacade se fit entendre droit devant, et Rolf vit une meute de loups dont la fourrure mitée ne cachait plus guère les os et les muscles sortir des bois pour se ruer sur les éclaireurs. Braünersohn n'eut pas besoin de leur donner de cibles, et Rolf eut la satisfaction de voir deux loups trébucher dans leur course pour ne plus se relever.


Friedrich laissa la colère provoquée par la tirade de Deusmeister emplir toute son âme avec délectation, chassant du même coup toute angoisse. Lorsque le vieil homme commença à courir vers l'ennemi, il fut le premier à lui emboîter le pas, ses deux mains fermement serrées sur la hampe de sa hallebarde. Ses compagnons s'élancèrent à sa suite avec la même résolution, tous impatients de se venger de leurs bourreaux. Du fier 10ème régiment du Nebelheim qui avait accompagné Kurt Vangenheim dans sa tentative de purger le hameau de Brünfurt deux semaines auparavant, seule une poignée avait survécu à l'embuscade des morts-vivants et au désastre qui avait suivi. Pire que tout, la bannière du 10ème était tombée entre les mains de l'ennemi, interdisant aux rescapés de se battre à nouveau comme une unité indépendante. Voilà pourquoi Friedrich et ses camarades accompagnaient aujourd'hui le 7ème au combat, comme s'ils n'étaient que de simples miliciens ignorant tout de la réalité du champ de bataille. L'amertume emplit sa bouche, et il cracha pour s'en débarrasser. Les Drünnerwalders étaient sans doute de bonnes gens, mais le 10ème était un régiment dont l'histoire remontait à Vanek von Nebelheim en personne, et jamais les hasards de la guerre ne l'avait réduit à si peu de chose. Pour cette infamie, le vampire devait payer, et Friedrich pria Sigmar de mettre ce dernier à portée de sa hallebarde cette nuit.

Il fut tiré de ses sombres pensées par les murmures de ses compagnons, et tourna la tête pour constater que quelqu'un venait de les rejoindre. La peau d'Evarius Ström semblait luire de l'intérieur, et une douce chaleur s'émanait de la forme voûtée par les ans du vieux sorcier. Friedrich sentit l'air aux alentours crépiter alors que le magicien faisait appel à ses pouvoirs, et un malaise irrépressible l'envahit, comme à chaque fois que la magie était employée à proximité. Ström pointa son bâton en direction des rangs compacts des squelettes qui s'étaient à leur tour mis en marche, et murmura une incantation que le hallebardier ne put, et ne voulut pas essayer de comprendre. Il ouvrit soudain les yeux, rendus entièrement blancs et brillants par la lumière qui s'en échappaient, et d'une voix forte, prononça les dernières syllabes de son imprécation. Mais, alors que le rituel touchait à sa fin, Friedrich vit un trait d'obscurité pure surgir des rangs des mort-vivants et filer comme une flèche en direction du mage. Ce dernier, entièrement concentré sur son sort, ne vit pas le danger venir, et fut percuté de plein fouet par le maléfice. Sous les yeux horrifiés et impuissants de Friedrich, le corps entier de Ström fut parcouru d'éclairs noirs tandis que le pouvoir accumulé par le sorcier s'écoulait par torrents de sa bouche et de ses yeux. Dans un effort surhumain, le magicien réussit à articuler un contre-sort et les éclairs se dissipèrent avec un claquement sec. Les dommages qu'ils avaient infligés étaient toutefois horribles, et la peau du vieil homme avait noirci et fondu là où la magie nécromantique avait frappé. Ström s'affaissa sur sa selle, et Friedrich se précipita pour le soutenir, mais une lumière aveuglante entoura soudain le blessé, et le hallebardier constata, incrédule, qu'à son contact les plaies béantes se refermaient d'elles-mêmes. « Sigmar tout puissant » murmura-t-il en réalisant que le fanal provenait de Deusmeister en personne. Le miracle prit fin, et Friedrich put constater que le sorcier ne portait plus aucun stigmates physiques de sa mésaventure. L'air hébété que le mage affichait était toutefois une preuve irréfutable que son esprit avait été profondément affecté par les sortilèges du vampire.


Günter introduisit le boulet de quatre livres dans l'affût du canon et empoigna son écouvillon dans l'attente du tir. Hermann Steinhart, le chef de pièce, était agenouillé à proximité, le boutefeu à la main, et tentait de régler la hausse. L'obscurité ne lui facilitait pas la tâche, et Günter se demanda encore une fois comment diable il s'y prenait pour calculer l'angle de tir avec une si faible visibilité. On avait donné l'ordre aux canonniers de viser les vampires au sein des régiments de morts-vivants dans l'espoir que leur mort dissipe la magie qui animait toute l'armée, mais cette mission relevait de la gageure. Ils seraient déjà chanceux de toucher quelque chose.
Steinhart se releva, apparemment satisfait, et mis le feu à la charge. Dans l'éclair qui illumina brièvement le champ de bataille à la suite de la combustion de la poudre noire, Günter vit le boulet filer vers un gros régiment de squelettes, et plus précisément vers la forme imposante du cavalier en armure qui le dirigeait. Le temps sembla se ralentir lorsque la sphère de métal vint frapper le sol, et Günter suivit instinctivement la trajectoire du rebond... qui n'eut jamais lieu. Il ne put retenir un cri de déception, car le chevalier aurait été frappé en pleine poitrine si la terre n'avait été si meuble. À ses côtés, Steinhart avait l'air tout aussi déçu, et Günter se mit activement au travail pour pouvoir lui offrir une autre opportunité de mettre ses talents à l'œuvre le plus rapidement possible.


Schlösser vérifia une dernière fois la charge d'Orphéus, et appliqua son œil à la lentille de la longue-vue miniature qui surmontait le canon de son long fusil. Autour de lui, les autres tireurs de l'armée étaient occupés à faire pleuvoir sur les zombies et les squelettes approchant un rideau de carreaux et de plomb. Bien sûr, une telle quantité de tirs avait un effet, et plus d'un cadavre goûta une fois encore à l'oubli du vrai trépas, mais l'art du Sagittaire ne reposait pas dans le massacre indistinct, mais dans l'élimination des individus capables de retourner une bataille à eux-seuls, si l'opportunité leur en est donnée.
Pour avoir déjà pratiqué cet art sur des dizaines de champ de batailles, Schlösser savait instinctivement sur qui diriger ses attentions, et ce drôle de petit homme rondouillard au premier rang des squelettes valait décidément sa dose de poudre. Il n'aurait pu être qu'un corps parmi tant d'autres, mais la manière dont il essayait de mettre ses macabres compagnons entre lui et la tempête de feu impériale ne révélait que trop clairement sa peur. Et les morts n'ont pas peur. Le Sagittaire bloqua sa respiration un long moment, puis pressa la détente. Dans la lentille de la longue-vue, le petit homme rondouillard fut projeté vers l'arrière et lorsqu'il se releva, un filet de sang coulait de sa bouche. Et les morts ne saignent pas.








Tour 1 des Comtes Vampires:

« Feu à volonté les gars, feu à volonté! » Rolf n'aimait pas le moins du monde la panique à peine voilée qui perçait dans les ordres de Braünersohn, mais cette dernière était très compréhensible. Les derniers loups galopaient à une vitesse folle et se jouaient des flèches des archers avec insolence. Mais ce n'était pas le pire. Des frondaisons du bosquet le plus proche, quatre formes gigantesques avaient surgi, masquant les lunes de leurs ailes de cuir. Rolf avait déjà vu des chauves-souris au cours de ses innombrables marches nocturnes dans les étendues sauvages, mais, par Sigmar, jamais de si grosses. Et elles se dirigeaient droit sur eux, aiguillonnées par une faim dévorante et contre-nature. Les chasseurs étaient devenus des proies.
Avec toute la rapidité procurée par des années de pratique, Rolf encocha une flèche et banda son arc jusqu'à ce que l'empennage vienne lui chatouiller la joue. Il savait qu'il n'aurait pas d'autre chance de faire mouche avant que les monstrueuses bêtes de Mataplana ne couvrent les quelques mètres qui les séparait encore des éclaireurs. Un rayon de Mannslieb vint illuminer l'oeil mort et vitreux d'un loup l'espace d'un instant, et Rolf laissa filer la corde. La flèche fusa comme un éclair et vint frapper sa cible dans un craquement sinistre. Un animal vivant serait mort sur le coup d'une telle blessure, mais le cadavre continua sa course avec un claquement de mâchoire courroucé. Une peur sans nom vint étreindre le cœur de Rolf. Si un tir en pleine tête n'était pas capable de tuer cette abomination, comment espérer en venir à bout? Sa main courut instinctivement vers la dague qu'il portait à la ceinture, tâtonnant à l'aveuglette pour la garde, mais le loup fut sur lui avant qu'il n'ait pu dégager son arme, et Rolf bascula en arrière quand les griffes crasseuses de son ennemi vinrent se planter dans son torse.


Völker fulminait. Comment cette souillure de Lorcaen osait-elle se considérer comme son égal, et lui donner des ordres de surcroît? Il lui était supérieur aussi bien par la naissance que par l'âge, et cela aurait du suffire à ce qu'il prenne la tête de ses frères pour la bataille à la place de ce moins que rien. Mais le Grand Maître von Tirpitz s'était laissé impressionné par la quantité impressionnante d'or que ce fils de pêcheur avait recueilli dans l'année qui avait suivi son intronisation au sein des Frères des Brisants, et l'avait préféré à Völker pour mener les chevaliers que l'ordre avait dépêché à l'aide du continent. La mort de Konrad von Altberg avait également du jouer un rôle dans cette promotion aussi fulgurante. Le sénéchal, un des détracteurs les plus virulents du jeune templier, avait été retrouvé noyé le matin qui avait suivit sa veille rituelle dans les criques de la Couronne de Mannan, signe évident de la colère du dieu de la mer. Depuis, tous multipliaient courbettes et preuves d'amitié au prétendu « Élu de Mannan », de crainte de connaître le même sort que von Altberg, mais en réalité, beaucoup considéraient Lorcaen comme une tâche sur le blason de l'ordre. Völker était simplement trop honnête pour dissimuler ainsi sa rancœur.
Il fut tiré de ses ruminations par l'écho de la cavalcade des pistoliers qui manœuvraient un peu en avant de ses chevaliers. Conformément à leur habitude, ces jeunes idiots avaient foncés tête baissée sur l'ennemi, se mettant à la merci d'une charge de ce dernier. Les dons équestres des nobliaux leur avait toutefois permis d'éviter le pire, et ils avaient pu se dégager avant que les répugnantes créatures qui gardaient le flanc des morts-vivants ne les engage au corps au corps. Völker afficha un sourire méprisant devant la couardise des hobereaux, et faillit éclater de rire lorsque ces derniers manquèrent de piétiner Piert Räder, ce sauvageon de sorcier, tout à leur hâte d'échapper aux goules. Le pégase du capitaine von Früdenheim fit quant à lui un écart brusque pour éviter un destrier paniqué, faisant pencher dangereusement l'extravagant chapeau à plumes de son cavalier, qui agonit les fuyards d'injures.
« Tous des poltrons, des culs-terreux ou des efféminés », soupira Völker en abaissant sa visière tout en mettant sa monture au trot en direction des nécrophages écumants. « Mannan, en valent-ils vraiment la peine? »


Les mots s'emmêlaient dans son esprit comme le fil d'une pelote de laine. Friedrich souhaita avoir appris ses prières avec plus d'application pendant ses jeunes années. À présent, il en était réduit à bredouiller des fragments incohérents de litanies qu'il ne comprenait pas, dans l'espoir que Sigmar prête malgré tout oreille à son charabia. Il aurait bien besoin de son attention toute particulière dans les moments à venir.
Les deux lignes de batailles n'étaient plus qu'à quelques dizaines de mètres l'une de l'autre, et Friedrich pouvait distinguer avec précision les visages, où ce qu'il en restait, de ses ennemis. Aucune colère, aucune haine. Absolument aucune expression, à part quelques rictus d'agonie pour les plus récents des cadavres. Ce détachement morbide le mettait plus mal à l'aise qu'il ne voulait bien l'admettre, lui qui avait affronté à maintes reprises les hordes hurlantes des Norses et des Fellmen, adversaires bien plus démonstratifs dans leur genre, et donc bien plus facile à haïr. La haine qui chassait la peur. Ici, c'était affreusement plus difficile.
Du premier rang des squelettes engoncés dans de lourdes armures baroques qui faisaient face aux lanciers, une silhouette imposante émergea soudain. Contrairement à ses compagnons, le nouveau venu se mouvait avec une fluidité et une grâce presque hypnotique, et son équipement était celui d'un chevalier estalien en lieu et place des épaisses cuirasses et des écus vermoulus que brandissaient ses suivants. Arnau de Mataplana leva le tome relié de peau humaine qu'il tenait dans sa main gauche et commença à incanter dans une langue inhumaine. Friedrich serra ses doigt sur le manche de son arme jusqu'à ses articulations lui fassent mal, et un voile rouge tomba sur ses yeux. Quelque part, loin au dessus de Drünnerwald, Sigmar l'avait entendu, et Sigmar l'avait exaucé. Le livre blasphématoire tomba en poussière de la main livide du vampire avant que ce dernier n'ait terminé son sort, et Friedrich se rua en avant.


Rolf fit basculer la masse inerte du loup sur le côté et se remit péniblement debout. Par tous les dieux, ça avait été très juste cette fois. L'impact avait fait volé sa dague au loin, et les premiers instants du combat n'avaient été qu'un tourbillon de ténèbres alors que le monde se retournait dans tous les sens pendant que la bête cadavérique luttait pour le happer à la gorge et lui briser la nuque. Heureusement pour lui, il avait réussi à se protéger avec son bras gauche pendant que sa main droite avait buté sur la flèche toujours plantée dans la tête de son agresseur. Avec l'énergie du désespoir, il avait agrippé la mince tige de bois et appuyé de toutes ses forces sur cette dernière. L'os dans lequel la pointe de fer s'était fiché avait fini par céder, et le loup avait cessé de se débattre après que Rolf lui ai enfoncé la plus grande partie de la hampe dans la boîte crânienne.
Le chasseur ignora la douleur lancinante qui parcourait tout son corps et récupéra sa dague, avant de venir porter secours à ses compagnons toujours en prise avec les créatures du vampire. Sol avait réussi à se débarrasser de son assaillant d'un coup de couteau en plein cœur, et Braünersohn et Val étaient en train de poignarder un autre loup pendant que Karl le maintenait au sol, mais Sven n'avait pas eu cette chance. Le malheureux était étendu de tout son long sur l'herbe poisseuse de sang, les crocs d'une chauve-souris profondément planté dans la gorge. Son horrible festin prit cependant fin lorsque la lame de Rolf vint se planter jusqu'à la garde dans son mufle bestial.







Tour 2 de l'Empire:

« Fuiiiiii... Paf! Voilà pour vous les sacs d'os. » Günter opina du chef. Landwer n'était certainement pas la personne la plus brillante qu'il avait jamais rencontré, mais il disait les choses avec une simplicité et un enthousiasme aussi puéril que communicatif. Günter se demanda si Landwer avait réalisé qu'il risquait fort de finir lui aussi en « sac d'os » si la bataille venait à mal tourner.
Pour le moment, pour autant qu'il puisse le dire, tout allait plutôt bien pour l'armée de Deusmeister. Le tir nourri des hommes du 7ème et des derniers Moucheurs réduisait la taille des régiments ennemis du centre à vue d'oeil, et aucune des pertes parmi les squelettes et les zombies ne s'était relevée pour reprendre la marche, preuve que l'horrible magie nécromantique était pour l'instant contenue par les efforts des sorciers et des prêtres impériaux. Encore plus encourageant, l'Erlösung avait réussi à lancer ses vingt tonnes d'acier sur un régiment de cavaliers ennemi, provoquant des vivats dans les rangs des vivants et le dernier commentaire de Landwer. Pour avoir déjà assisté à une charge de Tank à Vapeur, Günter était plutôt confiant dans le fait que l'infortuné régiment ennemi ne serait bientôt plus que poussière et esquilles.
« Eh là, vous deux! » Le ton de Steinhart était aussi sec qu'un coup de trique, et les compères se détournèrent aussitôt du spectacle qui se déroulait sous leurs yeux pour faire face à la mine sévère du chef de pièce. « Si ce canon n'est pas chargé et prêt à faire feu dans la minute, je vous jure que je vous fais muter en première ligne, puisqu'apparamment c'est ce qui vous intéresse », martela ce dernier en les pointant de son boutefeu d'un air accusateur.
Même s'il n'était pas absolument certain que Steinhart puisse mettre ses menaces à exécution, Günter ne tenait pas vraiment à vérifier. Il saisit un sachet de poudre et le fit descendre au fond du fût de Poing de Mannan pendant que Landwer se saisissait d'un nouveau boulet. Dommage, il aurait bien aimé voir combien de temps mettait l'Erlösung pour accorder le repos de Morr aux cavaliers squelettes


« Allons mon ami, ne soit donc pas si timide... » souffla Schlösser tout en cherchant la silhouette caractéristique du nécromancien parmi les squelettes qui l'accompagnaient. Mais le petit homme rondouillard restait introuvable dans la masse des corps décomposés, et le Sagittaire dut se résoudre à choisir une autre cible. Par Myrmidia, celui-là était énorme! Schlösser visa au centre du front du cadavre animé en se basant sur l'écartement des cornes qui s'élançaient de part et d'autre du crâne, et pressa la détente d'Orphéus. La tête du Fellmen éclata comme un vase de terre cuite et le reste du corps s'effondra au sol. C'était loin d'être son meilleur tir, mais la cible en valait à peine le coup. Il eut par contre l'heureuse surprise de constater que la chute de l'Homme-bête avait de nouveau exposé le nécromancien à sa vue. Schlösser le regarda se décaler brusquement sur la gauche, derrière la carcasse imposante d'un squelette privé de mâchoire. « Je te vois » fredonna t-il, alors que que le petit homme s'efforçait de se mettre à couvert derrière son infortuné compagnon. Mais aucune cachette ne pouvait le dissimuler aux balles du Sagittaire à présent, et Schlösser visa au cœur à travers la cage thoracique vidée du squelette. « Pan », murmura-t-il, visualisant déjà sa cible mordre la poussière, pour de bon cette fois. L'oeil d'Eric Schlösser quitta l'objectif de sa lorgnette, et il commença à recharger son arme en sifflotant, insensible aux détonations des arquebuses de ses compagnons, ni à celles, assourdissantes, du Feu d'Enfer positionné à leur gauche. La vie du petit homme ne se comptait plus qu'en secondes à présent.

La terre se mit à trembler sous les pieds de Rolf, et un tonnerre de sabots lui emplit les oreilles. Une trompe lança deux notes claires qui résonnèrent brièvement sur le champ de bataille avant de disparaître et, dans un vacarme infernal, les lances de cavalerie des chevaliers vinrent traverser de part en part les dernières chauves-souris vampires. Rolf vit l'une d'entre elle battre frénétiquement des ailes pour prendre son vol malgré les six pouces d'acier qui sortaient de son dos. Le templier qui l'avait empalé amena sa proie au sol et dégagea sa lance, laissant à son destrier le soin d'achever la tuerie de ses sabots ferrés. Le marteau de guerre du prêtre qui accompagnait l'escadron décrivit un arc de cercle fulgurant et le dernier loup décolla du sol pour retomber deux mètres plus loin, le crâne en miettes. « Enfants de Sigmar, ne craignez pas les horreurs de la nuit! » vociféra Richter Krivtin à l'attention de personne en particulier avant que l'impetus de sa charge ne le fasse disparaître de la vue des chasseurs, ses chevaliers à sa suite.
Les vibrations se dissipèrent et la nuit redevint silencieuse, laissant Rolf passablement désorienté. Tout s'était passé si vite qu'il crut un instant qu'il avait halluciné la venue des templiers. Mais les cadavres mis en charpie des chauves-souris étaient bien réels, tout comme les traces de sabots dans la terre retournée. Il n'eut toutefois pas loisir de s'interroger davantage, car Braünersohn entraînait déjà ses hommes en avant. L'artillerie impériale était sauve pour cette nuit, mais il leur restait encore quelques flèches à décocher. Les chasseurs se fondirent une nouvelle fois dans les ombres, laissant derrière eux les traces du combat qu'ils venaient de livrer.


Était-ce du courage ou de l'inconscience? Völker s'en voulut aussitôt de s'être posé cette question. Le fait que les pathétiques créatures contrefaites qui lui faisaient face n'aient pas pris la fuite devant la charge des chevaliers ne pouvaient s'expliquer que par leur totale absence d'intelligence. Elles ne comprenaient simplement pas le danger dans lequel elles se trouvaient, et n'auraient jamais l'occasion d'apprendre de leurs erreurs, si une telle chose était possible.
Le templier éperonna sa monture, et cette dernier se mit aussitôt au galop. Ses frères disparurent de son champ de vision suite à cette accélération, et Völker se plut à s'imaginer qu'il chevauchait seul contre l'ennemi, comme un héros des temps jadis. Quelques secondes avant l'impact, il fit descendre sa lance à l'horizontale et choisit sa cible. Mannan, ces bêtes ne méritaient ni de continuer à exister, ni de goûter à la morsure de son acier consacré. C'était déjà ennuyeux. Un individu plus gros que les autres attira son regard, et l'espace d'un instant, leurs yeux se croisèrent. « Crève, immondice » fit posément Völker alors que son arme percutait le torse de la goule, occasionnant une forte secousse dans son bras d'épée. La créature mourut avant d'avoir touché le sol, ses traits inhumains exprimant encore la faim qui la tenaillait au moment de son trépas. Völker vit deux autres de ses congénères voler dans les airs quand les lances de ses frères touchèrent au but, et il sentit distinctivement les os d'une troisième craquer sous les sabots de son destrier. Nullement impressionnées par le massacre de leurs compagnons, les goules survivantes se jetèrent sur les templiers, ou sur les cadavres pour les plus affamées. Le dégoût submergea Völker à ce spectacle, et il abattit son épée sur la tête du nécrophage le plus proche, l'ouvrant nettement en deux.






Tour 2 des Comtes Vampires:

« Bande de paresseux incompétents! Si vous aviez trouvé de bon de faire ce pour quoi vous êtes payés au lieu de bailler aux corneilles, j'aurais... j'aurais pu renverser le cours de la bataille! » Günter s'obstina à garder les yeux sur ses souliers le temps que Steinhart se calme. À ses côtés, Landwer avait la complaisance d'afficher l'air navré d'un enfant ayant déçu ses parents, mais pour sa part, Günter ne ressentait aucune culpabilité. Il avait toujours travaillé avec vitesse et efficacité depuis ses débuts comme artilleur, il y avait douze ans de cela, et il restait persuadé que les quelques secondes qu'il avait passé à contempler le champ de bataille n'avaient pas pesé lourd dans la balance. Steinhart était peut-être un pointeur de talent, mais recharger un canon était un art à part entière dans lequel les compétences du chef de pièce étaient pour le moins limitées. Introduire la poudre alors que le fût n'avait même pas refroidi? La belle affaire! Autant se placer devant la bouche au moment de la mise à feu. En vérité, Günter soupçonnait son supérieur d'évacuer sa propre frustration sur ses subalternes. L'armée mort-vivante était en effet assez déprimante pour un canonnier, dépourvue de toute cible de choix à part quelques vampires introuvables et de la cavalerie lourde refusant obstinément de découvrir ses flancs. Ils en étaient réduits à tirer dans la masse de l'infanterie, usage peu glorieux de leurs boulets, et maintenant que les deux lignes s'étaient percutées, les cibles se faisaient plus rares que jamais.
Günter risqua un regard en coin en direction de Steinhart, qui évacuait sa colère sur le pauvre Landwer en particulier. Ce nigaud était meilleur public que lui, et les larmes du repentir semblaient être toutes proches. L'abruti risquait de mouiller la poudre! Günter ouvrit la bouche pour tenter de raisonner le chef de pièce, mais ses mots furent couverts par un hurlement bestial. En contrebas de la colline sur lequel le Poing de Mannan avait été positionné, une forme noire galopait avec une vitesse surnaturelle en direction du pégase du capitaine von Früdenheim. Ce dernier sembla d'abord vouloir rencontrer la charge avec sa lance, puis aperçut les occupants de la colline. Se ravisant, il ordonna à sa monture de prendre le ciel et s'échappa avec aisance. Avant qu'il ne sorte de portée de voix, Günter crut l'entendre crier « Visez juste camarades! » à leur attention, et il se précipita pour orienter la mire du canon sur la silhouette du cavalier vampire qui poursuivait le Marienbürger. Il eut la satisfaction de constater que cette péripétie avait réduit Steinhart au silence, trop occupé à ajuster le prochain tir pour continuer son monologue. À son tour de prouver qu'il était digne de sa paie.


« Prêts à tirer les gars, ils peuvent venir de n'importe où! » La voix éraillée de Braünersohn ramena Rolf à la réalité. Les chasseurs progressaient prudemment le long de l'arête de l'éperon rocheux qu'ils avaient escaladé plus tôt dans la bataille, à la recherche d'une proie. Hans avait cru voir quelque chose bouger vers la droite, et comme il avait les meilleurs yeux de toute la bande, les « À Moitié » scrutaient à présent les ténèbres à l'affût du moindre mouvement, les nerfs aussi tendus que la corde de leur arc. Tous sauf Rolf, qui avait assisté de son point de vue privilégié à la rencontre entre le 7ème et le régiment de squelettes qui lui faisait face. Il était trop loin pour distinguer qui avait la main haute, mais le fracas du combat qui résonnait dans ses oreilles couvrait facilement tous les autres sons, et l'empêchait de se concentrer sur son environnement immédiat. L'intervention de Braünersohn le tira cependant de sa contemplation, et c'est alors qu'il les vit. Aussi dissemblables les uns des autres que le jour et la nuit, les cavaliers de l'hidalgo Mataplana semblaient tout droit sortis du hall des trophées d'un noble excentrique. Les yeux médusés du chasseur identifièrent les plates d'un chevalier de l'Empire, mais également la forme ramassée d'un Orque juché sur un monstrueux sanglier, la stature imposante d'un guerrier du Chaos et celle, plus élancée, d'un cavalier druchii chevauchant un des ces vicieux reptiles venus de l'autre côté de l'océan. Seul point commun dans cette compagnie dépareillée, l'odeur douceâtre de pourriture qui s'exhalait des armures rouillées. « Sigmar, il les collectionne » bredouilla Rolf alors que la cavalerie du vampire partait au trot vers les chevaliers du loup blanc, qui éperonnèrent leurs montures pour venir à leur rencontre. La pluie de flèches que les chasseurs décochèrent ne ralentit pas les cadavres montés, qui ne semblèrent même pas la remarquer. « Ulric vous vienne en aide » murmura Rolf alors que les combattants se ruaient les uns sur les autres dans un tonnerre de sabots.

Les griffes crasseuses de la goule vinrent lacérer son écu, laissant des trainées noires et suintantes sur l'héraldique de l'ordre. Völker rugit de colère devant cette profanation des symboles sacrés de Mannan et son poing s'écrasa sur la face écumante de son adversaire, l'envoyant rouler au sol. Un autre de ses congénères tenta sa chance depuis la droite du templier, mais ce dernier le fendit de l'épaule à l'aine avant qu'il ne puisse planter ses crocs dans son armure. Autour de lui, les autres chevaliers ferraillaient contre les dernières créatures, mais l'agilité de ces monstres leur permettait d'échapper à la morsure des lames de leurs ennemis. « Pour Mannan, pour l'Empire! » s'écria Völker après avoir relevé sa visière, le fil de son épée brandie vers les cieux se reflétant à la lumières des lunes. Il entendit ses frères rugir leurs réponses et redoubler d'efforts pour se débarrasser des goules. Il y avait des combats plus héroïques à mener pour l'élite de l'armée impériale que celui-ci, et Völker ne laisserait aucun cannibale dégénéré le priver de sa part de gloire cette nuit. D'un geste brusque, il fit volter son cheval pour replonger dans la mêlée.
Une plainte déchirante se fit soudain entendre, couvrant aisément le vacarme du combat. Le cri se fit de plus en plus perçant, de plus en plus désespéré, comme celui d'une mère à laquelle on vient de tuer ses enfants, et Völker sentit une main glacée lui étreindre le cœur. Comment pouvait-on continuer à vivre avec une telle douleur? Il sentit un liquide chaud lui couler des oreilles et du nez, et se rendit compte qu'il s'agissait de son propre sang. À sa gauche, il entraperçut Wilhem s'affaisser sur sa selle, terrassé par le hurlement funeste. Le templier inconscient fut tiré de sa selle par une des goules, qui lui arracha son heaume et referma sa gueule sur le cou dénudé du chevalier malgré les convulsions de ce dernier. L'horreur qu'éprouvait Völker à ce spectacle fut décuplé lorsque la créature dont provenait le cri mortel entra dans son champ de vision.
La banshee flottait dans les airs, suspendue entre les deux mondes, sa beauté de jadis éclipsée par le chagrin et la douleur. Autour d'elle, trois petites formes encagoulées brandissant des faux spectrales abattirent leurs armes sur les cavaliers survivants, entamant les armures vert émeraude avec une facilité terrifiante. Serrant les dents pour repousser la douleur, Völker força son destrier à se diriger vers les esprits, et asséna au plus proche un violent coup de taille. La silhouette du spectre se brouilla là où la lame le traversa, mais se reforma sitôt cette dernière éloignée, et sa riposte faillit décapiter son assaillant. En désespoir de cause, Völker lui balança un revers de son écu en pleine tête, et eut la surprise de voir son adversaire battre en retraite comme si le contact de l'or de Mannan lui était intolérable. Le répit fut toute fois de courte-durée, et le fantôme repartit à l'assaut, la faux levée et prête à frapper. Völker se raidit dans ses étriers et se prépara pour une nouvelle passe d'armes.


Les lanciers avaient juste eu le temps de se mettre en formation avant que les squelettes ne les percutent, leurs longues armes de hast traçant des arcs mortels dans le ciel nocturne. À la gauche du 7ème, les miliciens de Drünnerwald avaient pris leurs jambes à leur cou devant la charge d'un autre régiment de mort-vivants, justifiant le peu d'estime que Friedrich portait à ces amateurs. Les hommes du 10ème étaient d'une autre trempe, et l'assaut hâtif du vampire avait ouvert son flanc à une contre-charge des hallebardiers. C'était le moment ou jamais de lui faire payer ses crimes contre le Nebelheim en général, et contre le régiment en particulier. « Pour Sigmar, l'empereur et le comte, sous n'importe quel ciel, chargez! » hurla Friedrich en abaissant sa garde sur la hampe de son arme avant de partir en courant vers le combat qui se déroulait sous ses yeux. Le silence de ses camarades lui fit tourner la tête, et il stoppa net en constatant que pas un ne l'avait suivi. Ses frères d'armes, en compagnie desquels il avait si souvent risqué sa vie, fixaient la forme longiligne du seigneur de l'ost cadavérique avec un mélange de peur panique et de honte, incapables de se résoudre à l'affronter de nouveau. Friedrich fit demi-tour, ne sachant pas quoi de la colère ou de la déception était la plus forte. Pas un de ses compagnons n'osa affronter son regard, mais Gus ouvrit la bouche pour bredouiller des excuses. Avant qu'il n'ait pu articuler quelque chose d'intelligible, le poing ganté de Friedrich lui percuta la mâchoire et il partit en arrière comme s'il avait été frappé par une balle. Il se releva sans un mot et ramassa son arme qui avait roulé dans l'herbe, les yeux baissés.
« Écoutez-moi bien, bande de lâches, » articula posément Friedrich en tentant de réfréner sa fureur. « Je me fous bien de vos états d'âmes. On va sans doute tous y passer cette nuit, mais à la fin, tout le monde meurt, et je ne me présenterais pas devant les copains du régiment comme saloperie de mauviette. Alors soit vous chargez avec moi cet enfant de putain et vous regagnez le peu d'honneur encore à votre portée, soit c'est moi qui vous envoie visiter les jardins de Morr et vous irez expliquer au sergent que vous n'avez pas eu les couilles d'essayer de le venger. Qu'est-ce que vous choisissez? »
Personne ne répondit à sa question, mais Friedrich n'en attendait pas moins. « Très bien », reprit-il en se retournant vers le combat qui faisait rage à quelques mètres, « alors allons-y. »








Tour 3 de l'Empire:

Les deux lignes de cavaliers se percutèrent dans un fracas terrible, les longues lances des morts se mesurant aux imposants marteaux d'armes des vivants. Malgré la moindre allonge de ces derniers, il était clair pour Rolf que les templiers du Loup Blanc étaient sortis vainqueurs de la charge. Le chasseur avait vus les revenants ralentir sans raison apparente au pire moment, se mettant à la merci de leurs adversaires. Hurlant leur cri de guerre, les fidèles d'Ulric avaient fondu sur leurs ennemis désorientés comme un faucon sur une perdrix et les avaient dûment étrillés. Toutefois, pour maladroits qu'ils se soient montrés pendant la joute, les cuirasses des squelettes les avaient protégé du pire, et seul l'un d'entre eux, probablement un Elfe au vu de sa frêle constitution, avait mordu la poussière, l'impact de la tête d'un marteau de cavalerie en plein torse l'ayant littéralement arraché du cadavre de son coursier et projeté à une toise de ce dernier.
À l'injonction de leur précepteur, les chevaliers firent décrire à leurs montures un ample virage pour se remettre en face des cavaliers de Mataplana, toujours plongés dans une apparente stupeur. Rolf ne put que souhaiter que cette dernière se poursuive encore quelque temps, et lança un vivat d'encouragement aux templiers qui repartaient à la charge. Il était sur le point de recommencer lorsque l'éclair vint lui brûler les yeux.


Les doigts de la main droite de Günter, celle qui avait encore tous ses doigts, martelait furieusement la surface du tonnelet de poudre. Il était le premier à reconnaître et à admirer les talents de Steinhart avec un canon, mais le vieux bougre prenait décidément trop de temps pour ce tir. À sa connaissance, rien ne se déplaçait plus vite qu'une sphère de bon plomb impérial sur le souffle d'une livre de poudre noire bien sèche, mais, Sigmar en était témoin, la bête que montait le vampire était diablement rapide, et il suffirait d'un seul écart de sa part pour que le boulet passe complément à côté. Steinhart était visiblement arrivé aux mêmes conclusions, et son boutefeu faisait des allers et retours en direction du fût du Poing de Mannan, témoins éloquents de l'indécision qui tenaillait le chef de pièce. Günter était sur le point de le forcer à mettre le feu à la charge quand le miracle se produisit. Une boule de feu incandescente surgit de nulle part pour venir frapper le mort-vivant de plein fouet, calcinant les chairs du destrier cadavérique et le stoppant net dans sa course. Günter aurait pu jurer que le cavalier avait également pâti des effets pyrotechniques du mage flamboyant en dépit de la protection accordée par sa lourde armure, mais pour l'heure, une seule chose importait. La mèche lente avait presque atteint le corps du canon lorsque le monde disparut dans un flash aveuglant, suivi immédiatement par la détonation caractéristique de la poudre qu'on enflamme.

Eric Schlösser jubilait. Sa cible avait déployé un talent certain pour tenter de se soustraire à sa vue, mais il avait fini par la retrouver, dissimulée derrière pas moins de trois squelettes. Ces derniers avançaient toujours de manière résolue vers la position des tireurs impériaux, inconscients du fait qu'aucun d'entre eux ne parviendrait jamais aussi loin. Les zombies qui progressaient à leurs côtés faisaient preuve du même enthousiasme à se faire trouer la peau, et connaîtraient le même sort. À la réflexion, ils auraient eu plus de chance contre l'Erlösung, dont la grande masse noire se découpait indistinctement à l'arrière-plan. Il avait fallu l'entière minute réglementaire que le Sagittaire donnait à sa proie pour changer de cachette pour que ce dernier comprenne que le spectacle qui s'offrait à son œil gauche par l'intermédiaire de sa longue-vue était celui d'un tank à vapeur, merveille de l'ingénierie impériale, broyant sous ses roues les corps d'une autre unité de cadavres ambulants. Pendant que Schlösser tentait d'interpréter ce que la technologie naine offrait à sa vue, sa cible avait encore changé d'emplacement, troquant l'abri procuré par le pavois de feu un homme d'armes bretonnien pour la carrure imposante d'un guerrier orque encore revêtu d'une cotte de mailles déchirée. Mais encore une fois, Orphéus l'avait percé à jour, et une nouvelle balle était venue trouer la chasuble mitée que portait le nécromancien, sans dommage pour lui bien évidemment. Le Sagittaire ne visait pour tuer que quand il ne lui restait plus qu'un seul tir en magasin. Malheureusement pour le petit homme, c'était actuellement le cas. Mais, à son crédit, il offrait à Schlösser un magnifique défi. La fenêtre était infime dans cette forêt d'os, et seul un maître tireur aurait eu une chance de l'exploiter. Malheureusement pour le petit homme, c'était également le cas.
Le Sagittaire bloqua sa respiration et fit le vide dans son esprit. Tout son corps se résumait à présent à son seul doigt de gâchette, et ce dernier vint se poser sur la demi boucle d'acier, avec légèreté d'abord, puis en exerçant une pression de plus en plus forte, jusqu'à que Schlösser arrive au point où le moindre millimètre de recul supplémentaire déclenche le coup de feu. Il était presque prêt. Alors qu'il se familiarisait avec les montées et les descentes des trois corps placés entre lui et sa cible, il saisit le fil d'une conversion menée à quelques pas de là.
« ...car tu vois fiston, Vanek est une bonne machine, mais comme notre illustre comte, il n'aime pas attendre. Là. Je viens de placer la charge dans le troisième fût, et il est préférable pour nous deux que nous finissions notre affaire rapidement une fois que nous l'aurons commencé, ou bien ce vieux caractériel risque de se fâcher! Tiens, vas-y, à toi l'honneur. »
La détonation sèche d'un Feu d'Enfer se fit entendre, mais Schlösser était trop concentré pour y prêter attention, et il remarqua à peine la deuxième volée.
« Si tu trouves le chemin des champs de Morr, dis-lui que tu viens de ma part » fit-il deux battements de cœur avant d'appuyer pour de bon sur la détente.
Un battement de cœur plus tard, il était aveugle, et sa seule perception du monde extérieur mis à part l'intense lumière blanche fut une voix qui criait: « Décharge le dernier fût petit, décharge le d... » avant que ses oreilles ne lui fassent défaut à leur tour et qu'il se retrouve projeté au sol par une violente bourrasque d'air brûlant.


La mêlée était féroce, mais par tous les dieux, il aimait ça! La garde rapprochée du vampire se battait avec une vigueur et une rapidité surprenante pour les squelettes qu'ils étaient, et il était sûr que le fer de leurs armes était imprégné de quelque maléfice pour fendre aussi facilement le bois et l'acier. Il avait vu un lancier qui tentait de détourner un horion de son écu finir avec un bras tranché juste en dessous du coude. Même le plus fort des hommes n'aurait pas pu réaliser un tel exploit, et encore moins le répéter à l'identique sur sa frappe suivante. Cette fois-ci, c'était une tête très surprise qui s'était envolée dans les airs, suivie par un geyser de sang.
Friedrich se baissa pour éviter le coup que lui destinait le guerrier cadavérique qui lui faisait face, et profita de l'ouverture créée dans la garde de son adversaire par l'élan de l'attaque pour lui enfoncer son hallebarde d'estoc entre les côtes. Avec un cri de haine, il souleva son ennemi, bien plus léger que lui malgré l'armure qui le recouvrait, et le projeta sur le squelette le plus proche. Les deux gardes des cryptes essayaient encore de se remettre debout lorsque Friedrich vint délivrer les âmes prisonnières en réduisant leurs crânes en miettes, utilisant l'extrémité du manche de sa hallebarde comme un pilon. Souriant férocement, il jeta un regard aux alentours pour jauger de la situation. Les autres gars du 10ème avaient pris leur courage à deux mains et l'avaient suivi dans sa charge, et ils se battaient à présent avec une détermination farouche. À quelques mètres sur sa droite, il pouvait voir les lances du 7ème dresser un rideau de fer devant l'avancée des morts-vivants, tandis que Deusmeister abattait son épée enchantée avec une rapidité et une force stupéfiante sur tout squelette assez sot pour passer à sa portée. Enfin, il le distingua au milieu du carnage, sa cape rouge flottant derrière lui alors qu'il distribuait la mort avec une bestialité que Friedrich ne connaissait que trop bien. « À nous deux mon cochon » murmura-t-il en resserrant sa prise sur la hampe de son arme. Entre lui et le vampire se dressait une demi-douzaine des serviteurs de ce dernier, et il savait qu'il faudrait un miracle pour qu'il réussisse à se frayer un chemin parmi les gardes du seigneur mort-vivant, mais il était résolu à tenter sa chance.
Il écarta le premier d'un coup d'épaule et décapita proprement le second, mais le troisième réussit à lui enfoncer un crochet de sa guisarme dans le flanc. Friedrich laissa échapper une plainte sourde et réussit à se dégager au prix d'une blessure encore élargie, mais il sentit ses forces l'abandonner, et leva son arme trop lentement pour espérer parer le coup de son bourreau. Pire que tout, il ressentit le malaise monter en lui, comme à chaque fois que de la magie était utilisé à proximité, avec tant de brusquerie qu'il eut un haut le cœur qui le mit définitivement hors-jeu. Comprenant que c'en était fait de lui, il se résigna à attendre le coup de grâce en pensant à ce qu'il allait bien pouvoir dire au sergent quand il le rencontrait dans l'autre monde.
Un instant passa, puis un autre. Friedrich leva la tête pour voir que son ennemi n'était plus qu'une forme noircie et figée, nimbée de flammes d'une blancheur immaculée. Dans un craquement sinistre, la tête du squelette se détacha de ses épaules et vint s'écraser au sol, immédiatement suivie par le reste du corps. Autour de lui, les autres mort-vivant semblaient avoir connu le même sort, et Friedrich réalisa que le vampire était maintenant isolé du reste de son armée.
Repoussant la douleur qui lui déchirait le côté gauche, il se remit debout et, d'un pas mal assuré reprit sa progression vers sa némésis. Cette dernière lui tournait le dos, et sa garde était abaissée, semble-t-il pour mieux contrecarrer les rituels du maître sorcier qui venait d'incinérer ses serviteurs, et menaçait à présent de lui faire subir le même sort. Le duel de volonté était équilibré, et aurait pu continuer quelques instants supplémentaires sans l'intervention de Friedrich. Puisant dans ses ressources, le hallebardier leva son arme au-dessus de sa tête et l'abattit sur le dos de l'hidalgo aussi fort qu'il le put. Ce dernier se raidit de douleur et de surprise, et le mage impérial profita de la distraction de son adversaire pour outrepasser ses défenses et libérer d'un seul coup toute l'énergie accumulée au cours de la lutte. Le champ de bataille entier fut soudain éclairé comme en plein jour, aveuglant tous les combattants. Friedrich eut juste le temps de murmurer « Et t'as le bonjour du 10ème, pourriture » avant que ses rétines ne s'enflamment.






Peter von Nebelheim, "la suite pour bientôt..."


Dernière édition par Peter von Nebelheim le Ven 7 Mai - 8:07, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MERCAFIER
Lancier


Nombre de messages: 68
Age: 22
Date d'inscription: 17/03/2007

MessageSujet: Re   Lun 3 Mai - 7:59

Vivement la suite ! C'est prometteur ! Je ne parlerais pas de la liste impériale plutôt mauvaise... En tout cas la présentation est claire et nous met en appétit ! Armée impériale très bien peinte en revanche ! Mention spéciale pour la fumée qui s'échappe des pistolets des pistoliers 10/10 !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter von Nebelheim
Sergent
Sergent


Nombre de messages: 193
Age: 22
Localisation: Villepreux, Nordland
Date d'inscription: 02/01/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Mar 4 Mai - 0:10

Merci! Pour la liste d'armée, mon adversaire et moi privilégions le côté narratif aux performances pures, donc il y a effectivement des unités pas très efficaces du côté impérial (3 canons et pas de "vraies cibles" à part des flancs de cavalerie et des personnages dans de gros régiments ^^).
La deuxième partie est postée, et je me rend compte que ça prend du temps de faire quelque chose d'un peu recherché! Heureusement, du temps, j'en ai...
Je précise également que par manque de temps, nous nous sommes arrêtés au tour 4. Mais qu'on se rassure, le sang a coulé des deux côtés avec abondance.

Peter von Nebelheim, "over for today"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MERCAFIER
Lancier


Nombre de messages: 68
Age: 22
Date d'inscription: 17/03/2007

MessageSujet: Re   Mar 4 Mai - 9:56

La suite ! La suite ! 10/10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hariwald
Commandeur suprême
Commandeur suprême


Nombre de messages: 751
Age: 26
Localisation: Pas loin d'Ailleurs
Date d'inscription: 09/03/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Mar 4 Mai - 16:10

Tu est un exemple pour nous tous:

-de belles photos
-une superbe intro avec un fluff solide
-des listes pour le plaisir qui permettent de s'amuser
-les commentaires sur les photos, tip top niveau précision

Allez, manque juste quelques faits de jeu "purs" (genre précision stratégiques et sur les jets de dès) mais quand je dis ça j'ai l'impression de cracher dans la soupe.

Vivement la suite, et bon courage pour la rédaction!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter von Nebelheim
Sergent
Sergent


Nombre de messages: 193
Age: 22
Localisation: Villepreux, Nordland
Date d'inscription: 02/01/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Mer 5 Mai - 5:35

Merci à vous deux! Le fait de savoir qu'on est lu motive vraiment à poursuivre, donc si vous voulez que je finisse, vous savez ce qu'il vous reste à faire!^^
Citation:
Allez, manque juste quelques faits de jeu "purs" (genre précision stratégiques et sur les jets de dès) mais quand je dis ça j'ai l'impression de cracher dans la soupe.


J'avais penser faire ça, mais je pense que ça nuit au style "romanesque" (un bien grand mot) que j'ai choisi pour raconter cette histoire (c'est révélateur comme expression ^^). De plus, je ne prétend pas être un exemple à suivre niveau stratégique, donc je vais continuer la narration par personnages incarnés. Enfin, j'ai oublié pas mal de détails depuis, et j'ai peur de travestir la bataille en recousant les pans. Mais merci du commentaire, j'en tiendrai compte si (pas sûr) il y a des séquelles.

Peter von Nebelheim, "fin du tour 1 postée"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belkiria
Milicien
Milicien


Nombre de messages: 21
Age: 34
Localisation: Mouscron (Belgique)
Date d'inscription: 08/02/2010

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Mer 5 Mai - 7:56

La suite! La suite! La suite! C'est vraiment excellent, le meilleur rapport qu'il m'ait été donné de lire. Continue :)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MERCAFIER
Lancier


Nombre de messages: 68
Age: 22
Date d'inscription: 17/03/2007

MessageSujet: Re   Mer 5 Mai - 9:15

Idem ! C'est de loin le rapport de bataille le plus prenant qu'il m'est été donné de lire ! Je suis déjà très attaché à tes personnages ! Le fluff est tout simplement hypnotique ! Les photos sont magnifiques ! Les flèches et les cadres nous permettent de comprendre facilement la bataille ! La suite, la suite ! Grâce à toi je passe de très bonnes pauses entre mes cours de droit ! Toujours 10/10 !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter von Nebelheim
Sergent
Sergent


Nombre de messages: 193
Age: 22
Localisation: Villepreux, Nordland
Date d'inscription: 02/01/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Mer 5 Mai - 16:58

Et bien, je suis ravi que ça vous plaise!^^
En plus, je commence à maîtriser le côté technique de la création, si bien que c'est de plus en plus rapide. Le tour 2 de l'Empire est en ligne, avec peu de photos (j'ai oublié d'en prendre... dur de rester concentré sur la bataille et de penser au rapport qu'on écrira après), mais concentrées sur les faits les plus marquants. Le prochain tour CV sera tout aussi violent, avec l'arrivée au combat du seigneur vampire! Awwwwwwww!

Peter von Nebelheim, "et alors, et alors, et alors???"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MERCAFIER
Lancier


Nombre de messages: 68
Age: 22
Date d'inscription: 17/03/2007

MessageSujet: Re   Jeu 6 Mai - 10:38

Ce n'est pas un rapport de bataille, c'est un roman illustré ! C'est en cela que c'est de loin le meilleur rapport de bataille que je n'ai jamais lu. Tu ne nous décrit plus une histoire de playmobil mais une véritable histoire fantastique avec des personnages plus prenant les uns que les autres. Tu dois passer beaucoup de temps mais sache que ça en vaut la peine. Tu as une sacrée plume ! Ce n'est pas du Proust bien sûr, mais c'est sacrément captivant et ça ne tombe dans aucun excès du genre. Je te suis vraiment fidèle et j'attend la suite avec la plus vive impatience. Félicitations ! Et félicitations aussi pour la situation très confortable de l'armée impériale ! Je finirai comme toujours par un 10/10 ! La suite, la suite !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter von Nebelheim
Sergent
Sergent


Nombre de messages: 193
Age: 22
Localisation: Villepreux, Nordland
Date d'inscription: 02/01/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Jeu 6 Mai - 18:05

Eh bien, voilà la suite!^^
Content que ça te plaise toujours, et merci pour les compliments. Je me suis inspiré d'un rapport de bataille du White Dwarf de l'ancien temps, raconté également du point de vue des protagonistes. C'était un affrontement entre les Nains et une alliance de Skavens et de Gobelins, dont l'enjeu était la prise de Karak aux Huits Pics! On suivait la bataille du point de vue d'un artilleur et d'un mineur nain, et d'un chamane gobelin. Je crois que je l'ai lu une dizaine de fois.^^
En tout cas, le tour 2 des Comtes Vampires est en ligne, et j'espère que ça continuera à vous plaire!

Peter von Nebelheim, "on en est à la moitié"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hariwald
Commandeur suprême
Commandeur suprême


Nombre de messages: 751
Age: 26
Localisation: Pas loin d'Ailleurs
Date d'inscription: 09/03/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Jeu 6 Mai - 19:26

Rhââ, ça s'arrête au pire moment!

-Les loups blancs peuvent charger au prochain tour
-Les lanciers sont en mauvais posture mais plus nombreux et ils taperont avant les MV (vampire excepté)
-Les chevaliers engagés contre les goules sont pas au mieux mais leurs armures peuvent les faire tenir

-Que vont faire le canon et le magicien contre le vampire monté?
-Et le capitaine sur pégase, va t-il rentrer physiquement dans la bataille

Suspens...gasp...

En tout cas merci beaucoup pour ton travail. Les photos complètent très bien la narration, les commentaires incrustés sont très lisibles, du très très bon, de l'excellent même.

C'est moi ou ton armée impérial a été réalisée dans le cadre des Terres du sud sur le Warfo? Si c'est le cas bravo (aussi et encore ^^), notamment pour tes gags (j'adore tes vignettes) et pour ta peinture (qui est vraiment très bonne en gros plan).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MERCAFIER
Lancier


Nombre de messages: 68
Age: 22
Date d'inscription: 17/03/2007

MessageSujet: Re   Jeu 6 Mai - 20:19

Je confirme les dires d'Hariwald ! Tu l'auras compris, je suis un grand fan de tes travaux et l'attente entre deux tours est un enfer ! La suite, la suite ! Encore plus que jamais 10/10 !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter von Nebelheim
Sergent
Sergent


Nombre de messages: 193
Age: 22
Localisation: Villepreux, Nordland
Date d'inscription: 02/01/2007

MessageSujet: Re: La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)   Ven 7 Mai - 8:12

Voyez, je m'implique: le tour 3 de l'Empire est posté à 9H en France, mais à 3H du matin au Québec. Heureusement que c'est les vacances! Merci encore pour votre soutien au passage. J'en profite que nous jouerons la suite de la partie aujourd'hui. Vous vous souvenez du Joham Krull de l'introduction? Et bien nous allons voir s'il réussit à récupérer son âme au cours d'une partie à 2500 points (bah oui, il y a eu des pertes des deux côtés ^^). Si c'est intéressant, attendez-vous à quelques tours de rab'!

Citation:
C'est moi ou ton armée impérial a été réalisée dans le cadre des Terres du sud sur le Warfo?

Héhé, démasqué!^^

Peter von Nebelheim, ou Schattra, pour vous servir
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MERCAFIER
Lancier


Nombre de messages: 68
Age: 22
Date d'inscription: 17/03/2007

MessageSujet: Re   Ven 7 Mai - 8:55

Ce qui est génial c'est que toi aussi tu es envouté par ton histoire ! L'introduction est de plus en plus longue et les photos de moins en moins nombreuses ^^ Personnellement j'adore ! En plus, quel massacre ! Merci de ne t'être couché si tard pour nous faire profiter de ce troisième tour impérial des plus haletants ! J'ai hâte de voir cet effroyable vampire retourner à la poussière... J'adore, j'adore, j'adore ! Un grand bravo au combat contre les gardes des cryptes, il est tout simplement hypnotique. Le vampire a du avoir bien mal.... Esclave Toujours 10/10 ! A quand la suite ?

PS : j'espère qu'au Québec vous avez plus de vacances qu'en France et qu'ainsi tu pourras nous poster d'autres rapports de bataille aussi palpitants ! Tu es un modèle pour nous tous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

La Bataille de Drünnerwald (Empire vs. CV - 3000 points)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» GEANT 3000 HD TITANIUM /GN-CX 80 HD
» Bataille Eylau 1807
» Gains de points en pub <1>
» Les points de Salutsalut!
» Perte et gain de points abyssaux en PvP

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Conseil Impérial :: Le Quartier Général :: Rapport de bataille-